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      Une journée pour la vie consacrée

Une journée pour la vie consacrée

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Le 2 février a lieu pour l’Église universelle la journée de la vie consacrée. Le père Audace Manirambona, délégué diocésain à la vie religieuse, est l’un des membres de la communauté lazariste installée à Chaumont. Il explique en quelques mots ce qu’est la vie consacrée.


Ce mercredi 2 février, Père Audace Manirambona a invité chaque congrégation religieuse du diocèse pour remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée, qui enrichit et réjouit l’Eglise et pour célébrer ensemble les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles.

Être consacré, qu’est-ce que ça veut dire ?

Être consacré, c’est se donner, ou donner sa vie au service de Dieu, au service de ses frères et sœurs. Cela peut se vivre dans un institut religieux, un institut séculier, ou dans une forme de vie consacrée que l’on connaît aujourd’hui, comme les vierges consacrées ou les ermites.
La vie consacrée monastique se vit dans un monastère, un couvent, souvent un peu retiré de l’agglomération. Toutes les activités se déroulent généralement à l’intérieur de la clôture. Les moines et les moniales ne sortent que très peu. On peut s’y rendre pour des retraites, pour des récollections, pour des enseignements, pour des séminaires…
Dans la vie apostolique, ce sont les religieux qui vont vers les gens, pour rendre des services. Il y avait autrefois les hôpitaux, l’enseignement… Ces religieux vont vers les gens pour s’occuper du côté social, par exemple de la tenue d’un vestiaire, de la distribution de dons alimentaires, ils peuvent aider des migrants… Leur rôle est d’aller vraiment à la rencontre de l’autre. Quand ces religieux rentrent en communauté, ils nourrissent leur prière avec ce qu’ils ont vécu en visitant les gens, en rencontrant les personnes à l’extérieur de leur communauté.

Vous êtes vous-même lazariste, donc consacré. Quelle est la différence par rapport à un prêtre diocésain ?

Au niveau du sacerdoce, on ne voit pas de grande différence, parce que qui dit sacerdoce dit prêtre et presbyterium. Comme prêtre, nous sommes dans un presbyterium, c’est-à-dire des prêtres au service d’un diocèse. Au niveau du sacerdoce, nous sommes les mêmes. Nous célébrons la messe, nous disons même l’office des prêtres : les laudes le matin, parfois le milieu du jour, et le soir les vêpres. Ce sont des obligations de tous les prêtres. Nous recevons les fidèles, en catéchèse notamment. Nous célébrons les sacrements, les confessions. À ce niveau, on est tous les mêmes.
L’une des différences est administrative. Les prêtres diocésains dépendent en premier lieu de l’évêque, alors que les prêtres lazaristes ou d’autres communautés ont un supérieur majeur, qui s’appelle souvent le provincial. Chez les lazaristes, il s’appelle le visiteur. C’est de lui que relèvent les prêtres religieux. Par exemple, quand il est question de déplacer un confrère, c’est en entente entre l’évêque et le supérieur majeur du prêtre. S’il arrive que dans un même diocèse on déplace la communauté des lazaristes, c’est le bloc des lazaristes que l’on déplace et non pas un seul prêtre. On peut lui demander un service, mais il reste généralement dans la même communauté.
Et au niveau de la vie communautaire, et de l’organisation des temps de travail, de détente, les religieux ont un livre qui s’appelle les constitutions, et tous les religieux appartenant à un institut suivent ces constitutions-là. Alors que les diocésains n’ont pas de réglement pour leur vie. Ils s’organisent dans le presbyterium autour de l’évêque qui fait l’unité. Mais même si l’évêque nomme au service d’un secteur un ensemble de prêtres, les prêtres diocésains gardent cette liberté individuelle de s’organiser entre eux sans avoir nécessairement une référence commune.

Le 2 février est la journée de la Vie consacrée. Pourquoi cette date a-t-elle été retenue par l’Église universelle et que va-t-il se passer dans notre diocèse à cette occasion ?

Le 2 février est effectivement une date universelle qui a été choisie depuis 1997. Cette journée est reconduite chaque année. C’est le 2 février qui a été retenu car les catholiques du monde entier fêtent la présentation du Seigneur au Temple, c’est-à-dire le jour où il est en quelque sorte consacré à l’Église. Le religieux, la religieuse, à la suite du Christ qui a été présenté, est consacré au monde, à l’Église, au Temple. Cette présentation appliquée à la vie religieuse souligne le caractère public d’un engagement plus radical.
Il y a aussi des symboliques comme la Chandeleur, la lumière du monde, mais il ne faut pas oublier que ce concept de lumière du monde, c’est un enseignement que Jésus donne à tous les baptisés. « Vous êtes le sel de la Terre et vous êtes la lumière du monde ». Avant même la vie religieuse telle qu’elle est organisée, nous avons cette notion de lumière qui existe déjà dans l’Évangile.
Cette année, nous venons de réorganiser la vie religieuse dans le diocèse de Langres et nous avons eu notre dernière rencontre le 29 novembre 2021 à Saint-Loup, sous forme d’une récollection, et les communautés qui étaient réunies ont souhaité que nous célébrions dans le diocèse cette journée de la vie consacrée à Chaumont.

En quoi être consacré vous rend-il heureux ?

Être consacré me rend heureux en tout. Je suis en communauté avec d’autres confrères, qui se sont sentis eux aussi, comme moi et moi comme eux, appelés à suivre le Christ à la manière de saint Vincent de Paul. Ma joie est de me retrouver avec ces confrères, nous cherchons ensemble, nous nous entraidons. Nous vivons vraiment heureux notre charisme et le charisme de la congrégation. C’est la joie de la vie fraternelle, la joie qui nous vient de Dieu que nous vivons dans le quotidien.
Le Pape François, dans une lettre apostolique aux religieux et aux religieuses et laïcs consacrés à l’occasion de la vie consacrée en 2014, a parlé de la joie comme de l’une de ses attentes par rapport à la vie religieuse. Il disait qu’il souhaitait qu’il y ait de la joie là où il y a des religieux et des religieuses. Presque comme une marque déposée, nous sommes des témoins de la joie ! La joie dans la vie, en sachant comme je le disais que la joie nous vient de Dieu. C’est Jésus dans l’Évangile de saint Jean qui dit : « Je vous ai dit toutes ces choses pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite » (Jean 15, v. 11).
La deuxième joie, c’est celle de ceux que je rencontre. Les personnes qui viennent vers notre communauté, ou que je rencontre et avec lesquelles discuter, et parfois voir le chemin qu’eux aussi accomplissent dans leur vie chrétienne. C’est une joie pour moi. La joie aussi de pouvoir participer à la vie de l’Église, au témoignage de l’Église qui est plutôt un témoignage prophétique. On est comme des prophètes, les religieux suivent le Seigneur d’une manière spéciale, de manière prophétique, parce que nous recevons de Dieu la capacité de scruter l’histoire dans notre vie et d’interpréter les événements là où nous vivons. C’est la joie des sentinelles, comme on dit.
L’autre chose qui me rend heureux, c’est de savoir que je ne suis pas seul. Les religieux ne sont pas seuls. Une communauté religieuse, elle vient travailler dans un diocèse, elle vient travailler dans le presbyterium. Et puis, quand il y a d’autres communautés religieuses, c’est encore mieux. On sait que comme institut, on n’est pas seuls. C’est vrai que les instituts masculins, dans le diocèse il n’y en a plus que deux, les lazaristes et les rédemptoristes, mais il y a les instituts féminins, donc des sœurs de la Sagesse, de la Providence de Langres, les sœurs travailleuses missionnaires de l’Immaculée Conception, les sœurs de Marthe et Marie. Il y a aussi une sœur dominicaine dans le diocèse. Cette synergie de savoir que l’on n’est pas seuls, c’est un autre aspect de la joie.
L’autre joie, j’y ai déjà fait un petit peu allusion, c’est aller à la rencontre. Cela rejoint l’idée du Pape François qui invite les religieux et les religieuses à sortir d’eux-mêmes pour aller aux périphéries existentielles de la vie. Alors quand ici par exemple à Chaumont, je sors et je rencontre des inconnus sur la route, mais parfois ça arrive que je rencontre quelqu’un qui est venu à la messe. Ou on se retrouve dans une grande surface, en train de faire les courses. Il y a cette joie de voir que les gens qui nous ont vus nous reconnaissent et que nous les reconnaissons aussi. Voilà la joie de la rencontre !

<p>Père Audace Manirambona, accompagné par Mgr Joseph de Metz-Noblat, a invité chaque congrégation religieuse du diocèse à participer à ce temps pour remercier les religieux et religieuses d'être présents.</p>

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