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Le pape appelle à lutter contre l’esclavage des enfants, « crime honteux et inacceptable »

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Au cours de l’audience générale, mercredi 8 février, le pape a aussi demandé aux pèlerins de prier avec lui pour les Rohingyas persécutés en Birmanie en raison de « leur foi musulmane ».


À la fin de l’audience générale, mercredi 8 février dans la salle Paul-VI, le pape François a lancé un appel fort contre la traite et l’esclavage des enfants, insistant sur la responsabilité des gouvernants et demandant de « tout faire pour éradiquer ce crime honteux et inacceptable ».
« J’encourage tous ceux qui aident les mineurs abusés et réduits en esclavages à se libérer d’une telle oppression », a lancé le pape à la fin de son audience générale, saluant particulièrement le Comité de la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des êtres humains, qu’il a fait applaudir.
Instituée en 2015 à la demande du pape François, cette journée est fixée au 8 février, fête de sainte Joséphine Bakhita (1869-1947), une esclave soudanaise maltraitée par ses maîtres, devenue religieuse.
« Lutter fermement contre ce fléau »
« Cette jeune femme réduite en esclavage en Afrique, exploitée, humiliée, n’a pas perdu l’espérance et, portée en avant par sa foi, est arrivée en Europe comme migrante », a rappelé François, sortant de son discours préparé qui, à l’invocation de la sainte soudanaise, a demandé aux 7 000 pèlerins présents de prier « pour tous les migrants, les réfugiés, les exploités qui souffrent tant ».
Auparavant, rappelant le thème de cette Journée mondiale consacrée cette année aux enfants esclaves, le pape avait appelé les gouvernants « à lutter fermement contre ce fléau ». « Nous devons tout faire pour éradiquer ce crime honteux et inacceptable », a-t-il insisté.

Le thème choisi cette année – « Ce sont des enfants ! Non pas des esclaves ! » – se veut « un cri d’alarme face au développement du nombre d’enfants et d’adolescents réduits en esclavage », explique Sœur Paola Moggi, une des responsables de Talitha Kum, réseau de religieuses qui anime cette journée mondiale.
SœurGabriella Bottani, coordinatrice de Talitha Kum, l’ONU comptabilise 21 millions de victimes de la traite dans le monde, dont 28 % d’enfants, en grande majorité des filles. « Mais on peut facilement parler de 45 millions de victimes de la traite », affirme-t-elle.
« Il est très difficile d’estimer le nombre de victimes », insiste de son côté Iana Mattei, engagée contre le trafic d’enfants en Australie puis en Roumanie, son pays natal, pour qui, selon certaines estimations « le chiffre de l’ONU pourrait être multiplié par 10 ».
Législations difficiles à mettre en œuvre
Spécialiste de la question, elle relève que la question, aujourd’hui, n’est plus la mise en place de législation pour protéger les enfants mais « leur mise en œuvre ». Y compris en Europe, où les législations sont trop différentes selon les pays.
« Autrefois, les pays méditerranéens étaient les plus exposés à la traite, explique-t-elle. Mais aujourd’hui, les trafiquants s’y exposent à de lourdes peines – 20 ans de prison en Italie, par exemple – alors ils se déplacent vers l’Europe du Nord où la justice est moins sévère, comme au Danemark où un trafiquant ne risque que deux ans de prison. »
Prière « pour nos frères et sœurs rohingyas »
À la fin de l’audience générale, le pape a aussi lancé un appel inattendu en faveur des Rohingyas, minorité musulmane persécutée par le pouvoir bouddhiste en Birmanie
« Ce sont des gens bons, des gens pacifiques, a improvisé le pape. Ils ne sont pas chrétiens, ils sont bons, ils sont nos frères et nos sœurs. Et depuis des années ils souffrent : ils sont torturés, tués, simplement pour avoir mis en avant leurs traditions, leur foi musulmane. »
Le pape a alors demandé aux pèlerins présents dans la salle Paul-VI de prier avec lui un Notre Père « pour nos frères et sœurs rohingyas ».
Un peu plus tôt, dans sa catéchèse consacrée, comme depuis plusieurs semaines, à l’espérance, le pape François avait souligné que toute la communauté chrétienne, « en premier lieu les pasteurs, doit se faire proche des frères les plus éprouvés et qui perdent courage, par le réconfort de la consolation et de la compassion ».
Sans citer explicitement le cas des États-Unis où l’Église s’est fortement élevée contre les décisions de Donald Trump en matière d’immigration, il a souligné que « ce témoignage d’espérance ne doit pas rester clos dans les limites de la communauté chrétienne » mais « doit résonner au dehors comme un appel à construire des ponts et non des murs, à vaincre le mal par le bien, l’offense par le pardon, à vivre en paix avec tous ».

Nicolas Senèze, à Rome pour le journal La Croix - (JDVLT)

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