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Brève histoire de la messe et des rites : enseignement de Mgr Joseph de Metz-Noblat, donné lors de la journée de formation à la liturgie le 20 novembre 2021, à retrouver en vidéo.


La messe telle que nous la vivons aujourd’hui est à la fois le Jeudi Saint, le Vendredi Saint et le dimanche de Pâques. Jésus a vécu son dernier repas "à la juive", et notre célébration est encore très marquée par la tradition juive : on y retrouve les prières de la table et le repas de la liturgie pascale.

Dans les Actes des Apôtres, les disciples sont dits "assidus à la fraction du pain" : ils partageaient un repas ensemble, et au milieu du repas ils reprenaient les paroles du Seigneur. Au IIe siècle, selon saint Justin, les lectures, le partage du pain et les prières duraient "autant que le temps le permettait". Petit à petit, deux parties se distinguent dans les célébrations : la table de la Parole et la table du Pain. Le service du frère se met aussi en place, avec l’attention à ceux qui en ont besoin, et l’habitude prise de porter la communion aux malades.

Autour de cette structure, les rites se multiplient et se fixent : rite milanais, romain, mozarabe, etc. La diversité des pratiques est grande, mais elle réside essentiellement dans des détails, tels que les vêtements, des différences dans les gestes ou les moments où ils se font. Petit à petit des églises de référence se mettent en place : Jérusalem, Antioche, les coptes en Égypte, Constantinople, Rome. La politique d’unification de l’Empire par Charlemagne fait disparaître certains rites locaux.

À l’origine, la fête de Pâques est célébrée une fois par an. Il y a petit à petit une assimilation entre Pâques et le dimanche. À partir du moment où Constantin reconnaît le christianisme comme religion d’État, le repos dominical se met en place. En parallèle se développe la pratique quotidienne de l’Eucharistie dans les monastères. La question de la langue dans laquelle sont célébrées les messes s’est posée très rapidement : Jésus a célébré avec ses apôtres en araméen, même si certains de ses disciples ont des noms grecs. Très vite, les communautés sont variées, et la célébration se fait en grec de la koiné, du commun.

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