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      Donner du sens au travail : Un mandat de Dieu pour l’homme

Donner du sens au travail : Un mandat de Dieu pour l’homme

Quel sens donner à son travail ? Comment en faire un facteur de motivation ? - VIDEO Emission avec le fr Samuel

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Dans notre société sécularisée, rejetant l’héritage qu’elle tire du christianisme, baignée dans un relativisme ambiant donc dans une confusion des valeurs, nous avons besoin de références, de points d’ancrage solides pour ne pas être ballotés par tous les « vents médiatiques » et par tous les vents émotionnels.
Les vents émotionnels sont ceux qui font crier « hosanna » un jour et « crucifie » le lendemain.
Nos références doivent se trouver enracinées dans la Bible.


N’est-ce pas du luxe de parler de sens à donner à son travail quand certains rament pour garder le leur ?

Le travail, qu’il soit salarié ou non, est l’activité fondamentale qui structure la personne.

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Par lui, elle découvre sa dignité, sa capacité à faire. Le travail n’a normalement pas besoin qu’on lui donne du sens, il en porte en lui-même, il transforme le monde. La possibilité d’œuvrer de manière personnelle est positive. Elle repose sur le fait que le travailleur acquiert une intelligence de son métier, bénéficie d’une autonomie, exerce sa créativité. La recherche d’un projet d’entreprise fort, le développement de ses compétences personnelles, sont légitimes. Mais ce sont d’abord les compétences, la qualité humaine qui anoblissent celui qui travaille et lui procurent la joie, même au milieu de tâches modestes. Et ceci, bien sûr, que le travail soit salarié ou non.
La privation d’emploi est une dégradation profonde pour la personne. Certains ont beaucoup de mal à s’occuper en dehors de la vie professionnelle, ils sont confrontés à un vide existentiel profond. Il y a des gens qui rêvent de ne rien faire, mais beaucoup de personnes au chômage rêvent de faire quelque chose.

Quand on n’est qu’un pion dans l’entreprise, que l’on obéit à des ordres donnés par des gens sans foi ni loi, comment donner du sens à son travail ?

Même dans des grands groupes anonymes, un salarié peut trouver du sens à accomplir un travail bien fait. Les choses sont plus difficiles quand l’organisation du travail devient déshumanisante, quand le management se révèle avilissant, infantilisant ou uniquement basé sur le rang hiérarchique, sur la récompense financière… Ces situations dégradent la relation entre le salarié et son travail. Il faut avoir une autonomie très grande pour en faire abstraction.

Un ordre donné par un supérieur maladroit ou incompétent peut quand même être accompli s’il a une pertinence réelle. Le problème s’aggrave quand la direction est en rupture avec les propres valeurs du salarié. Elle entraîne une rupture de confiance, l’entreprise devient un lieu d’aliénation provoquant parfois malaises, fatigues, dépressions, burn out…

Dans des contextes lourds où l’entreprise est d’abord une machine de guerre, on peut se permettre de quitter son poste si l’on a des chances d’en retrouver un autre. Si ce n’est pas le cas, il faut essayer de se fortifier, de trouver du soutien pour tenir en faisant le deuil de l’entreprise idéale.

Les petites et moyennes entreprises sont plus humaines que les grands groupes où l’anonymat est plus fréquent. Dans une entreprise saine, les valeurs ne sont pas simplement déclarées, mais réellement mises en œuvre.

Dans un monde concurrentiel, les entreprises sont fragiles, elles peuvent être rachetées, et tout à coup changer de culture. Elles se corrompent beaucoup plus facilement qu’elles ne se structurent. Mais un certain nombre d’entre elles prennent conscience qu’elles ne peuvent pas négliger le facteur humain ; pas forcément pour des raisons éthiques, mais simplement pour des questions d’efficacité et de compétitivité. L’absentéisme ou la démotivation des employés finissent par coûter cher.

Accepter de souffrir et d’offrir sa peine au Seigneur peut-il donner un sens à son travail ?

Pourquoi associer d’abord le travail à la peine ? On peut prendre du plaisir à travailler, à organiser le monde qui nous est confié. Il y a une joie à fabriquer, à comprendre, à élaborer son savoir-faire. Et heureusement, c’est le cas pour beaucoup de monde.

Il y a en même temps dans tous travaux, depuis le péché originel, une pénibilité due à la routine, à la vie en équipe pas toujours simple… Il faut alors faire preuve de persévérance, de patience, supporter une certaine souffrance. Je peux offrir au Seigneur cette part de souffrance. Mais j’ai surtout à Le laisser me rejoindre et me révéler sa présence. Ce sera peut-être l’occasion de découvrir comment Dieu est venu partager ma peine jusqu’au mystère de la Croix.

Je crois plus à l’acceptation du compagnonnage de Dieu dans ma vie qu’à l’offrande un peu éthérée ou orgueilleuse de ce qui nous contrarie. Dans l’eucharistie, au moment de l’offertoire, nous présentons le travail des hommes, mais pour que le Seigneur le transforme par son œuvre d’amour, pour qu’il ne reste plus une réalité pénible et stérile.

Je constate que la grandeur d’âme se nourrit de l’épreuve acceptée et traversée avec la grâce de Dieu. Elle donne une finesse de discernement, d’analyse, d’attention à soi comme aux autres. Je n’oublie pas non plus que l’on peut être cassé par l’épreuve.

Extrait de Bénédicte Drouin-Jollès sur Famille Chrétienne - (JDVLT)

VIDEO - Quel sens donner à son travail ?

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